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Tuesday, October 18, 2016

EXPOSITION : "Miroir du Désir" – Images de femmes dans l'estampe japonaise, Paris.

Lors de mes nombreux passages à Paris, comme je suis en général dans le quartier du Trocadéro, j'ai
pris l'habitude de passer au Musée Guimet, soit pour y voir une exposition, soit pour visiter la boutique aux nombreux ouvrages spécialisés sur l'Asie.

LE MUSÉE GUIMET – C'est le musée des arts asiatiques de Paris. Vivant depuis si longtemps en Asie du Sud-Est, on comprendra aisément l'attrait que cela peut susciter.
Cette fois-ci, j'y suis donc retourné pour revoir les galeries khmères, mais aussi pour m'attarder un peu plus sur la section siamoise, et par la même occasion les collections japonaises. Cette dernière partie était en fait, une excellente introduction à l'exposition du moment consacrée à l'estampe japonaise.

'MIROIR DU DÉSIR' – Exposition temporaire.

L'estampe japonaise, souvent gravée sur bois, est un mouvement artistique japonais datant de l'époque d'Edo (1603-1868). Edo est l'ancien nom de Tokyo. Cette période se termine avec la restauration Meiji, c'est à dire la période de modernisation du Japon, qui sort de son isolement pour s'ouvrir sur le monde. Ce mouvement artistique dépeint des scènes narratives et populaires. Il porte le nom de ukiyo-e [浮世絵] se traduisant en français par « l'image du monde flottant ». Les thèmes abordés étaient innovants : courtisanes, scènes érotiques, acteurs du Kabuki, lutteurs de sumo, scènes de la nature ou de lieux célèbres.
Arrivé en Occident, l'Ukkiyo-e, a joué un grand rôle sur la peinture européenne, en favorisant notamment le japonisme. L'école de Pont-Aven avec Paul Gauguin, Camille Pissaro, Émile Bernard, Paul Cézanne, comme les impressionnistes, se sont inspirés de cette influence japonaise. Van Gogh a imité la peinture japonaise dans un premier temps. Dans sa maison de Giverny, Claude Monet, a non seulement collectionné un grand nombre de ces œuvres, mais il a également crée un jardin japonais. Le Musée des Beaux Arts de Boston lui rend d'ailleurs hommage en consacrant une salle entière à ses œuvres, dont un portrait géant à l'effigie d'une geisha occidentale.
Parmi les maîtres des estampes Ukiyo-e, l'exposition présentait notamment Utamaro (1753-1806), Hokusai (1760-1849) et Hiroshige (1797-1858).
Utamaro – La courtisane Takigawa de Gomeiro

Katsushika Hokusai - Women diving for abalone




Une très belle rétrospective donc, présentée dans la Rotonde du Musée et qui valait bien le déplacement.

La Rotonde du Musée Guimet

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